La devinette du lundi

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Allez, une facile pour aujourd’hui : à quelle œuvre d’art appartient cet extrait ? 😉

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La devinette du lundi : c’était bien Le spectre Oiwan-san d’Hokusai

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Bravo iotop !

Qui ?

Katsushika Hokusai (1760-1849) est un célèbre artiste japonais. Son originalité réside dans le mélange des influences orientales et occidentales pour composer des paysages inattendus, d’une beauté saisissante.

Quoi ?

Il s’agit d’une estampe en couleur, intitulée Spectre d’Oiwan-san et réalisée en 1831, 1832. Elle appartient à une série d’estampes, ayant pour titre Cent histoires de fantômes.

Les histoires de fantômes étaient très appréciées à l’époque d’Edo, généralement racontées dans le cadre d’un jeu, cent bougies allumées autour du conteur, puis éteintes au fur et à mesure du déroulement du récit, afin de rendre l’atmosphère de plus en plus terrifiante.

L’estampe s’inspire de l’histoire d’Oiwa, célèbre histoire japonaise de fantôme. Au XIXe siècle, elle est l’objet de nombreuses représentations de théâtre kabuki et a été adaptée à la télévision et au cinéma plus de trente fois au XXe siècle.

Oiwa est l’épouse de Lemon dont elle attend un enfant. Mais Lemon est ambitieux et souhaite épouser la riche et séduisante Oume. Il monte un complot, tue son épouse et épouse la belle Oume. Mais l’esprit vengeur d’Oiwa le poursuit et Lemon aperçoit le visage terrifiant d’Oiwa le soir de sa nuit de noces.

Hokusai a su restituer le caractère angoissant du conte, réduisant sa composition à l’essentiel : une lanterne japonaise en papier qui se consume et prend la forme du visage d’Oiwa, d’un blanc blafard, tête de mort à la bouche béante. Il représente le moment le plus dramatique de la légende.

Le saviez-vous ?

Hokusai a utilisé cent vingt noms au cours de sa vie.

• de 1779 à 1794, Katsukawa Shunrô (« Splendeur du Printemps »). À l’âge de dix-huit ans, il entre dans l’atelier de Katsukawa Shunshô (1726-1793), portraitiste d’acteurs de théâtre kabuki et réalise des portraits de courtisanes, d’acteurs et illustre de nombreux romans populaires.

• de 1799 à 1810, il prend le nom d’Hokusai, « Atelier du Nord », nom qui l’a rendu célèbre, et s’affirme en tant qu’artiste indépendant et réputé. Il choisit ce nom en hommage à la divinité bouddhique Myôken, incarnation de l’étoile du Nord, à laquelle il voue un culte particulier. Il produit des surimono, estampes hors commerce à diffusion privée, des estampes polychromes et des peintures, tout en illustrant un grand nombre de yomihon, romans-fleuves inspirés de légendes chinoises.

• de 1820 à 1835 : Litsu qui signifie « Âgé à nouveau d’un an » et première année du nouveau cycle astrologique de 60 ans. Il maîtrise alors parfaitement l’art du paysage, révélant la beauté de la nature. Ses séries d’estampes les plus connues datent de cette époque : les Trente-six vues du mont Fuji, les Vues des ponts célèbres, les Cascades de différentes provinces, ainsi que des suites consacrées aux fleurs, aux oiseaux et aux fantômes.

Pour en savoir plus : http://expositions.bnf.fr/japonaises/arret/07.htm

La devinette du lundi : c’était bien Les Trois Grâces de Raphaël

Raphaël; Les trois Grâces.jpg

Les Trois Grâces
1503/1508
Huile sur bois
Raphaël
170 x 170 cm
Institut de France, Domaine de Chantilly, musée Condé

Bravo Charly ! 😀

Qui ?

Les Trois Grâces est un tableau peint par Raphaël (1483-1520), peintre et architecte italien de la Renaissance. Il s’agit d’un des premiers tableaux profanes du peintre.

Quoi ?

Cette huile sur bois présente trois divinités de la mythologie grecque antique Euphrosine, Thalie et Aglaé, dites Les Grâces, divinités de la nature, considérées aussi par la suite comme les compagnes d’Aphrodite ou Vénus, déesse de l’Amour et de la Beauté. « C’est la poésie, la tradition littéraire également, qui imposa bientôt le chiffre de trois pour le groupe de ces Grâces. Censées représenter la beauté, la séduction, la créativité humaine, éternellement jeunes, belles et représentées dénudées, elles tenaient à l’origine des attributs comme les pommes, la myrte ou les roses. » (https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/les-trois-graces).

Le duc D’Aumale, à l’origine d’une partie des collections du château de Chantilly, avait noté dans ses carnets, au sujet des Trois Grâces :

« A droite c’est la vierge, un léger voile, pas de bijoux; à gauche la femme dans le plein de sa beauté; plus de voiles, de riches joyaux; au centre tournant le dos, la femme dans toute sa maturité. »

Où ?

Cette œuvre est actuellement conservée au Musée Condé à Chantilly.

La devinette du lundi : c’était bien Le Jugement dernier de Michelange

Michelange, Le Jugement dernier

Bravo Marc Nguyen !

Le Jugement dernier est une fresque peinte par Michel-Ange sur le mur de l’autel de la chapelle Sixtine (pour visiter la chapelle, cliquer ici) au Vatican et commandée par le pape Clément VII. Le travail est achevé en 1541 au bout de six ans.

Michel-Ange s’inspire de l’Évangile de Matthieu : « Le fils de l’homme viendra dans sa gloire escorté de tous les anges, il séparera les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs, les justes à sa droite promis à la vie éternelle, les maudits à sa gauche condamnés au feu perpétuel ».

Il s’inspire aussi d’Ézéchiel : « Dieu me dit : prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : ossements desséchés, écoutez la parole de Yahvé. Ainsi parle le Seigneur Yahvé à ces ossements. Voici que je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai pousser sur vous de la chair, je tendrai sur vous de la peau, je vous donnerai un esprit et vous vivrez, et vous saurez que je suis Yahvé ».

Enfin, il s’inspire de Daniel : « Un grand nombre de ceux qui dorment au pays de la poussière s’éveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’opprobre, pour l’horreur éternelle ».

Pour en savoir plus :

https://www.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/histoiredesarts/option/Michel_Ange/6.Jugement_Dernier.pdf

http://passerelles.bnf.fr/faits/pas_1062.php