La devinette du lundi : c’était bien la Belle Angèle de Gauguin

Paul Gauguin, La belle Angèle

Paul Gauguin (1848-1903)
La belle Angèle
1889
Huile sur toile
H. 92 ; L. 73 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Bravo Marc Nguyen !

Paul Gauguin peint La belle Angèle en 1889.

Marie-Angélique Satre, le modèle du portrait, raconte vers 1920 :

« Gauguin était bien doux et bien misérable […]. Il disait toujours à mon mari qu’il voulait faire mon portrait, si bien qu’un jour, il l’a commencé. […] Mais quand il me l’a montré, je lui ai dit « Quelle horreur ! » et qu’il pouvait bien le remporter […]. Gauguin était très triste et il disait, tout désappointé, qu’il n’avait jamais réussi un portrait aussi bien que celui-là. »

Marie-Angélique Satre, décrite comme une des plus belles femmes du pays, ne comprend pas ce portrait. En effet, Gauguin enfreint les règles de la perspective et de l’unité spatiale et découpe le portrait au moyen d’un cercle sur un fond décoratif. De même, la pose rigide, le costume et l’inscription « LA BELLE ANGELE » donne un aspect solennel à cette représentation, renforcé par la céramique d’inspiration péruvienne qui donne un côté exotique à l’œuvre.

Pour en savoir plus : http://www.musee-orsay.fr/it/collezioni/opere-commentate/pittura/commentaire_id/la-bella-angele-3619.html?tx_commentaire_pi1%5BpidLi%5D=509&tx_commentaire_pi1%5Bfrom%5D=841&cHash=197da9a1ff